Cali au temple Saint-Étienne


Cali au temple Saint-Étienne, c'est une histoire de rencontres, celle d'un artiste musicien avec d'autres musiciens, Sandrine et Matthieu Stahl au détour d'un concert au Noumattrouff, celle ensuite de Cali avec le temple, un soir d'hiver.

Et une évidence, il devait être là pour son nouveau concert, pour faire vibrer les mots et chanter les murs.

Les murs du temple lui répondront en direct grâce à l'exposition de Sandrine et Matthieu Stahl "Intérieur/Extérieur" pour un moment à la fois intime et de communion dans l'amour du verbe.

Raconter une vie

Désosser des chansons, peut-être connues, ou plus confidentielles
et puis d’autres chansons, encore, plein d’autres,
des nouvelles, qui arrivent, offertes pour la première fois.
Raconter, se raconter, seul,
voila l’histoire
en fait tout se résume au désir de vivre à jamais.
Cali viendra présenter son nouveau spectacle au Temple Saint Etienne dans une configuration particulière à découvrir de toute urgence !
Tarifs : 20€ Membre Hiéro / 22€ Prévente / 25€ Guichet


Théologie pour les curieux - 18 mars 2017

Sans conteste l'ouvrage de référence en langue française de cette année de commémoration de la Réformation en 1517 que cette biographie de Martin Luther par le Matthieu Arnold.

Le lecteur "suit" littéralement Luther de sa naissance à son lit de mort mais au-delà des aspect convenus et bien connus voire des images d'Épinal d'un Luther foncièrement rebelle et emporté par la fougue de l'évangile, on retrouve un immense théologien dont l'esprit de synthèse et la compréhension des enjeux de son temps en font l'égal des plus grands maîtres de la théologique scolastique qu'il maîtrisait si bien pour d'autant mieux pouvoir la réfuter.

Plus même qu'un théologien, c'est avant tout un formidable artisan du verbe, rhéteur, polémiste, écrivain, consolateur, c'est dans son oeuvre écrite qu'il se découvre le mieux à nous et l'on se prend à rêver avec l'auteur d'entendre une prédication dite par Luther.

Une recension plus exhaustive sera bientôt publiée ici et Matthieu Arnold sera à Mulhouse au temple Saint-Étienne le jeudi 15 juin à 18h30 pour présenter son ouvrage et inaugurer nos expositions consacrées à Luther durant l'été prochain.

Fayard, Paris, mars 2017, 689 p. 25€


 La Bible a été (est toujours ?) une source inépuisable d'inspiration pour tout l'art pictural en occident chrétien et même durant longtemps le seul cadre pouvant être représenté.

La peinture est l'art qui permet sans doute de mieux faire voir ce qui est invisible ou en tout cas ce qui dépasse l'apparence. C'est bien pourquoi le thème de la résurrection est central dans l'histoire de l'art. Et c'est tout l'intérêt de l'ouvrage de Jérôme Cottin que de nous donner à voir des œuvres que l'on n'aurait pas forcément attendu sur ce sujet.

À côte de l'évidence de la résurrection du retable d'Issenheim, le Christ sur la croix de Cranach et plus encore le Semeur de Van Gogh sont plus surprenants et l'interprétation qui en est ici donnée s'avère convaincante tant l'art se révèle une "manière de voir ce qui est absent" comme cette résurrection dans le regard des deux disciples courant vers le sépulcre d'Eugène Burnand.


Labor et Fides, Genève, février 2017, 200 p., 22 €

La réédition en poche d'un classique de la théologie catholique moderniste.


Théologien d'exception, expert lors de Vatican II, il s'est vu retiré dès 1979 son autorisation d'enseigner en raison de ses positions critiques sur le dogme de l'infaillibilité pontificale. Ce qui ne l'a pas empêché de continuer son analyse critique de la théologie catholique romaine en l'interpellant du point de vue de la critique de la société contemporaine. Un christianisme qui ne répondrait pas selon lui aux enjeux de la société d'aujourd'hui et surtout ne se concrétise pas dans une éthique exigeant tout en étant en dialogue avec les autres traditions religieuses n'aurait pas de raison d'être.


Bien que publié en 1981, voilà un ouvrage qui n'a rien perdu de son actualité d'autant plus que bien des sujets sont en résonance avec la volonté du pape actuel de réformer l'Église. Pape que Hans Küng continue de soumettre au feu roulant de sa critique.


Seuil, Points Sagesse, Paris, 2017, 1ère édition 1981, 1240 p., 14,50€

 Voilà un autre sage, Edgar Morin qui s'intéresse ici à la part d'inconnaissable qui constitue une part non négligeable de notre réalité et de notre expérience.

Partant d'une question simple: pourquoi, alors que tous les hommes sont doués de raison et aspirent à l'épanouissement au sein d'une communauté solidaire, l'histoire de l'humanité est-elle ainsi faite de démence, de déraison et de tragédies?

Il interroge les notions de pureté, de perfection, de rationalité et sonde les mystères de l'homme qui est sans doute bien plus grand qu'il ne se pense lui-même. Quelle part restera-t-il de l'homme lorsque les algorithmes auront pris le pouvoir et décideront de tout à notre place dans une société parfaitement réglée mais inhumaine par essence ? La déraison sera-t-elle alors la marque de l'humanité ?

Un court texte stimulant

Fayard, Paris, février 2017, 192 p., 17€

Il fut une époque pas si lointaine où les catéchismes étaient faits de questions - réponses. C'est la même méthode que reprend ici Daniel Sibony pour exposer une thèse pour le moins originale: que le Coran ne serait jamais que la traduction en arabe de la Bible, tant le dispositif général du Coran est calqué sur la Bible.

Avec une différence de taille cependant, alors que la Bible a une prétention d'universalisme mais restreinte au peuple élu, le Coran a une ambition d'universalisme qui passe par la conversion de tous les peuples, reprenant ainsi la visée hégémonique qui était celle du christianisme à une certain époque de son histoire.

Au sein des trois monothéismes, l'Islam est le seul qui contienne un appel à la violence contre les autres jusqu'à leur conversion. C'est aussi le seul qui considère l'immuabilité de Dieu et donc de ses commandements, ainsi le statut de la femme, pour ne prendre qu'un seul exemple ne peut changer.

Un ouvrage à travailler pour tous ceux qui sont engagés dans le dialogue intereligieux pour essayer de comprendre dans quelle voie ils s'engagent.

Odile Jacob, mars 2017, 160 p., 19,90€

Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolesi

Concert de musique sacrée

La soprano Aminta Marie Dupuis, le contre-ténor Julien Freymuth, accompagnés par l'organiste Nicolas Husser interpréteront le 9 avril 2017 à 17 h le Stabat Mater du compositeur italien Giovanni Battista pergolesi. Cette œuvre musicale religieuse pour 2 voix  solistes relate le chemin de souffrance de Marie face à la Passion de son fils, Jésus-Christ, sur la Croix. C'est un vibrant chant de l'âme, permettant de s'approcher au plus près du mystère pascal. Il se compose de  douze parties et sera encadré par des solos d'orgue.

Aminta Marie Dupuis, soprano
Julien Freymuth, contre-ténor
Nicolas Husser, orgue

Dimanche 9 avril 2017 à 17h
Temple Saint-Étienne
Place de la Réunion, Mulhouse
Entrée libre, plateau

Récital de violon avec Quentin Vogel

Samedi 25 mars 2017

Le jeune violoniste mulhousien de 16 ans, Quentin Vogel, donne un récital accompagné par le pianiste Patrick Froesch. Au programme, des œuvres de Bach, Beethoven, Vieuxtemps, Massenet, Kreisler et Monti.

Quentin Vogel a 16 ans. Il a débuté le violon à l’âge de 6 ans auprès du Conservatoire de Mulhouse. A l’âge de 8 ans, il rejoint la classe de Françoise Zöldy à Bâle. En 2011 il entre au Conservatoire Régional de Strasbourg. L’année d’après, il rejoindra la classe de Dominique Froehly au Conservatoire de Colmar. Quentin suivra également des cours auprès de Victor Dernovski, 1er Violon Solo Orchestre Symphonique de Mulhouse. En septembre 2014 à 13 ans, Quentin sera admis au Conservatoire Supérieur Royal de Bruxelles, dans la classe du Concertiste Yossif Ivanov. Il a participé à des master-class avec : Fédérico AGOSTINI (Eastman School of Music, New York), le Quatuor Talich, Marc Coppey (CNSM Paris, quatuor Ysaye), Francis Duroy (ex 1er violon solo de l’Orchestre National de Lyon), Luc Hery (1er violon solo de l’Orchestre National de France), ainsi que Alexis Galperine (CNSM Paris). Il a été lauréat de concours internationaux tels que : Clé d’or (1er prix et 2ème prix), Concours Vieuxtemps (prix du public), Concours international Marie Cantagrill (prix de la sonorité), et le Concours International Arthur Grumiaux.

Quentin a été invité à divers événement tels que le Concert « Délice Musical » au Musée Schlumpf de Mulhouse, animé par Frédéric Lodéon en 2012, Concert en tant que soliste aux « Heures Musicales » du Temple Saint-Etienne de Mulhouse en 2013 et 2014, Concert de l’Académie du Festival Pablo Casals en août 2014. En 2012, 2013, 2014, et 2015 il a participé au concert des Jeunes Talents en « Off » du Festival International de Colmar « Spivakov ».  En décembre 2015, Quentin Vogel a fait une série de 3 concerts, jouant le concerto de Mendelssohn accompagné de l’orchestre symphonique de Colmar.

Heures Musicales
Temple Saint-Étienne
à 17h
entrée libre plateau
 

Voix complices à l'Heure Musicale

Sarah Frick, Célice Muller, Damaris Gueutal et Esther Validire unissent leurs voix et leurs sensibilités dans une complicité et une intensité qui sont le fruit d’un parcours musical intense tant individuellement que collectivement.

Ces quatre jeunes filles sont actuellement étudiantes au sein du Pôle d’Art vocal du Conservatoire du Pays de Montbéliard, dans les classes notamment de Marie-Thérèse Keller, Isabelle Jost et Claudine Bunod.
En solo, duo, trio ou quatuor, elles interprèteront des extraits d’opéra  de Georges Bizet, Alfredo Catalani, Léo Delibes, Claudio Monteverdi, Engelbert Humperdinck, Camille Saint-Saëns, Franz Lehar et Renaldo Hahn ainsi que des Lied de Mozart et Brahms.

Elles seront accompagnées par le pianiste Patrick Froesch, également directeur-adjoint du Conservatoire du Pays de Montbéliard.


Samedi 18 mars 2017
Heures Musicales
Temple Saint-Étienne
à 17h
entrée libre plateau

Théologie pour les curieux - 11 mars 2017

Là où on s'attendrait à trouver un précis de dogmatique chrétienne, c'est à un chemin de méditation qu'invite Marie-Christine Bernard. Largement fondée sur une lecture biblique, elle renvoie au sens des mots, préférant ainsi "bonheur" à "amour", dans la mesure où le premier se réfère à un projet plutôt qu'à un sentiment. Le bonheur pouvant être différent en fonction du projet de vie. C'est d'ailleurs cela qu'est le christianisme pour l'auteur, un projet de vie dans lequel nous sommes invités à entrer dans l'espace de la rencontre.

Nulle aspérité dans cette présentation où finalement le risque est grand de tomber dans le manuel de direction spirituel permettant à chacun de "vivre sa vie" comme il l'entend mais sous le regard de Dieu. C'est bien plus un ouvrage de coaching qu'une théologie systématique où l'on peut regretter que "chrétien" signifie une fois de plus "catholique". Là est le piège, puisque la diversité est si forte dans l'Église catholique, qu'elle est la place où toutes les diversités peuvent se déployer, pourquoi faudrait-il une diversité de la foi en dehors d'elle ? et donc pourquoi d'autres confessions chrétiennes que la Romaine ?

Presses de la Renaissance, Paris, 2017, 1ère éd. 2009, 310 pp., 12.90€

 À l'opposé du précédent, cet ouvrage ne répond pas à toutes les questions théologiques par la simple recherche du bonheur. Au contraire, sur une base a-théologique et pourtant ô combien théologique, il interroge et bouscule, les esprits de la bienpensance athée voire agnostique, tels que André Comte-Sponville ou Élisabeth Badinter, n'y manquerait plus que Michel Onfray dans ce grand ménage. Ne pas croire en Dieu ne veut pas dire ne pas avoir de spiritualité, ne pas se reconnaître dans les dieux des autres ne veut pas dire ne pas avoir une vision du monde et un certain rapport à la transcendance, considérée simplement comme ce qui est et qui nous dépasse. Nul besoin de dieux pour cela et nul besoin non plus de tous les brûler.

Se situant dans la lignée d'un Wittgenstein, Corcuff fait une œuvre profondément théologique dans la mesure où il s'inscrit dans une attente mais une attente sans idoles comme le demandait en son temps le théologique protestant Gabriel Vahanian dans son livre inédit en français "Wait without Idols".

Textuel, Paris, 2016, 96 pp. 12.90€


 LE manuel nécessaire en cette année de célébration de la Réforme que cet atlas historique et théologique qui a l'intelligence de présenter le contexte, l'éclosion et le développement de la Réforme sans oublier ses adversaires.

Dans une perspective anglo-saxonne, il nous permet également de sortir du cadre français ou à la rigueur allemande qui prévaut parfois dans notre relecture de l'histoire. Les soixante courts chapitres sont l'objet d'une cartographie particulièrement lisible et attrayante ainsi que d'une présentation à la fois limpide et documentée.

Une véritable réussite

Excelsis, 2016, 160 pp., 25€



Il y a les "cafés philo", les "cafés histoires", ces ateliers grand public où l'on aborde des sujets ardus d'une manière simple et ouverte. C'est le concept de ce "Café Spinoza" que l'on doit à un véritable amoureux de la pensée de Spinoza et dont la gageure est de réunir un public hétérogène mais intéressé par Spinoza .

Il livre ici douze sujets travaillés au café et qui sont chacun une porte d'entrée dans le complexité spinoziste. Qu'il s'agisse de son rapport à la nature qu'on l'accuse souvent de confondre avec Dieu, ou avec la morale, relativisant le bien et le mal n'existant pas en soi ou encore du rapport de Nietzsche avec le penseur juif du XVIIe siècle, c'est une véritable mine pour les lecteurs de l'Éthique mais aussi pour ceux qui n'y connaissent rien.

Le Bord de L'eau, Lormont, 264 pp., 20€


Si le roman est la meilleure manière d'exprimer une théologie, ses questions, ses doutes et ses certitudes, ses errements et la part de chance qui lui permettent d'exister, il faut vraiment saluer le travail de Anne Soupa, bibliste et ancienne rédactrice en chef de la revue Biblia.

Elle nous offre le récit de ces jours décisifs qu'ont été la rencontre entre le 12 et le 15 octobre entre Luther et Cajétan, le cardinal envoyé par le pape pour l'amener à la conciliation. La forme romanesque permet de rendre à merveille la part de négociation et de stratégie chez l'un et l'autre des protagonistes tout en permettant d'expliquer les positions de chacun d'une manière remarquable de simplicité.

Salvator, Paris, 220 p., 20€

Harmonies

Après la pause hivernale de janvier et février, les Heures Musicales reprennent au temple Saint-Étienne de Mulhouse. 


C'est l'Orchestre d'Harmonie de Mulhouse qui ouvre cette rentrée de printemps, avec un programme de danses variées dirigé par Michel Hermann. Suivront les samedis suivants un quatuor vocal de Montbéliard, le talentueux violoniste mulhousien Quentin Vogel et le groupe vocal Muses.

L’Orchestre d’Harmonie de Mulhouse (OHM) est né début 2004 de la fusion entre l’Orchestre d’Harmonie de l’Altenberg de Flaxlanden - Zillisheim et l’Orchestre d’Harmonie de la Musique Saint-Joseph de Mulhouse.

Les 60 musiciens de l’OHM réunis autour d’un projet musical commun ont à cœur de faire partager à un large public leur passion pour la musique d’harmonie en conciliant curiosité, exigence et formation de qualité grâce à des liens étroits avec le Conservatoire à Rayonnement Départemental (CRD) de Mulhouse. L’orchestre est dirigé depuis septembre 2016 par Michel Hermann, professeur de tuba au CRD.

La large palette de l’orchestre lui permet de s’exprimer dans un répertoire éclectique, par-delà les frontières artistiques et culturelles.

Se produisant régulièrement dans la région mulhousienne avec des solistes invités de renom (Michel Becquet, quatuor Ellipsos…), dirigé par des chefs internationaux (Franco Cesarini…), l’OHM participe aussi à des créations mondiales comme celle du compositeur René Garcin en 2005 Aux sources du fleuve  ou en 2014 Xanadu, sur une musique de Pierre Thilloy et un texte original de Michel Onfray présentée en 2014 sur la grande scène de La Filature à Mulhouse.

L’orchestre est présidé par Jean-Jacques Brodbeck, par ailleurs président de la Confédération Musicale de France (CMF)

Heures Musicales

Temple Saint-Étienne à 17h

entrée libre plateau

Samedi 11 mars 2016