Chœurs réunis à l'Heure Musicale

Chorale Harmonie de Mulhouse et Chorale Mélodie de Thonnance-les-Joinville


Une scène partagée par la chorale Harmonie de Mulhouse avec son invité, l’ensemble vocal Mélodie de Thonnance-lès-Joinville.

La chorale Harmonie de Mulhouse
La chorale Harmonie de Mulhouse a fêté son 167ème anniversaire le 1er février dernier. Sous la présidence de Sylvie Maurice, soprane et la direction toute récente de son nouveau chef de choeur, Bruno Speranza-Martagao, elle est un choeur mixte ouvert à tous les amateurs de chant choral. Le plaisir de chanter, le souhait d'échanges réguliers avec d'autres chorales, dans un esprit constant d'ouverture, le goût du voyage et de l’amitié, la guident tout au long de l'année. De la Renaissance à la chanson contemporaine, son répertoire est  international et varié.

L'ensemble vocal Mélodie de Thonnance-lès-Joinville
L’ensemble vocal Mélodie de Thonnance-lès-Joinville créé en 1994 est dirigé depuis 2007 par Catherine Millot. Le corps est considéré comme un instrument de musique à part entière ;  les choristes chantent sans partition, les mains et le regard libérés de toute contrainte et permettant des percussions corporelles et des chorégraphies. Le choeur interprète un répertoire polyphonique diversifié a capella : chants du monde, musique traditionnelle française, jazz, gospels, musique sacrée... Intéressé par toutes les pratiques artistiques, il a travaillé les fondamentaux du théâtre, de la musique et de la danse avec Anne-Laure Lemaire et avec un praticien de la méthode Feldenkrais. Il a mené des projets avec le conservatoire intercommunal St Dizier Der & Blaise ainsi qu’au sein de la fédération des Chorales de Haute-Marne

Heures Musicales
Temple Saint-Étienne
à 17h
entrée libre plateau


Samedi 21 octobre 2017

Concert de la Fête de la Réformation

En cette année du 500ème anniversaire de la Réforme protestante, le concert organisé par l’association Saint-Étienne-Réunion ce dimanche 22 octobre 2017 à 17h au temple Saint-Étienne réunira l’orchestre du Collegium Musicum de Mulhouse, ainsi que deux chœurs, l’ensemble vocal Le Motet de Muhouse et Atout-C(h)œur, de Saint-Louis, sous la direction de Claire Decaux.


La réforme peut être comprise comme un retour au texte biblique comme source de la foi ainsi que par l'affirmation qu' « à Dieu seul soit la gloire ». Pour célébrer le 500ème anniversaire de l'affichage des quatre-vingt-quinze thèses de Martin Luther, Saint-Étienne Réunion a fait le choix d'un compositeur contemporain, John Rutter, l'un des rares qui puise explicitement son inspiration dans le texte biblique. Son Requiem est ainsi entièrement articulé autour de la « seule gloire de Dieu », objet de son quatrième mouvement. La gloire de Dieu est encadrée par la prière personnelle (3ème et 5ème mouvements), celle des psaumes 130 et 23 (2ème et 6ème mouvements) et enfin par la prière pour l'humanité (1er et 7ème mouvements). Cette articulation entre humanité et gloire de Dieu, nourrie du texte biblique, fait de ce Requiem l'une des œuvres contemporaines les plus éminemment protestantes et toute indiquée pour cet anniversaire.

Au programme également, des œuvres de compositeurs anglais des 19ème et 20ème siècles, Arthur Sullivan, Gustav Holst et Edward Elgar, des œuvres chorales de John Tavener. Le Requiem de John Rutter, dans sa version avec orchestre comporte 7 mouvements et mêle une inspiration classique à une rythmique plus moderne. L'orchestration et l'écriture de John Rutter donnent une vision extrêmement calme et apaisée à ce Requiem.

L’orchestre du Collegium Musicum célèbre cette année ses 60 ans d’existence. Composé d’une cinquantaine de musiciens souvent issus des conservatoires de la région, il connaît un rayonnement qui dépasse les limites de la Haute-Alsace. De son côté, l’ensemble vocal Le Motet, est composé d’une quarantaine de choristes et est dirigé par Claire Decaux. Le Motet a invité à se joindre à lui pour ce concert Atout-C(h)œur, chœur mixte du Conservatoire de Saint-Louis ; cet ensemble, créé en 2000 par Claire Decaux, a pour vocation première de participer aux activités du Conservatoire, mais s’est également joint au Motet en plusieurs occasions.

La direction d’ensemble sera assurée par Claire Decaux, qui cèdera la baguette à Jean-Baptiste Springinsfeld, percussionniste de l'orchestre, pour la pièce de Arthur Sullivan. La partie soliste (soprano) du Requiem sera confiée à Julie Dey.

Y aller
Dimanche 22 octobre 2017, 17h
Temple Saint-Étienne, place de la Réunion, Mulhouse
Entrée libre – plateau

Angel Eyes à l'Heure Musicale

Samedi 14 octobre 2017

Angélique Higelin : chant / Georges Guy : guitare / Jean-Marie Aubert : piano - flûte traversière et saxophone.

Au programme : chansons Françaises soigneusement arrangées, musique de Jazz Classique et chansons d’Amérique du Sud, bossas novas, chants du folklore…

Initiée dans un premier temps à la pratique instrumentale (clavier, orgue d'église, saxophone) Angélique Higelin a grandi dans une atmosphère musicale, notamment de chanteurs, et s'est consacrée avant tout à la pratique vocale, privilégiant le Gospel, la musique de Jazz, le folklore d’Amérique du Sud, sans négliger la Chanson Française. Angélique fait également partie d'un Trio Vocal bien connu en Alsace, Muses, qui interprète a capella des chants traditionnels de nombreux pays, mais aussi un répertoire de chants sacrés balayant tous les siècles.

George Guy, guitariste, a obtenu le premier prix de jazz du conservatoire de Strasbourg en 1994. Ses styles de prédilection  sont le jazz, le blues, la bossa... Il accompagne de nombreux artistes sur scène et en studio.

Jean-Marie Aubert a mené des expériences dans de nombreux domaines touchant la création artistique musicale ou littéraire. Formé précocement au Conservatoire de Grenoble puis à celui de Belfort, lauréat de divers concours de piano, professeur de Lettres durant quelques années avant de devenir musicien de profession, il s’est tourné très tôt vers l’improvisation contemporaine et la musique de Jazz en particulier. Il participa par exemple à la création, à la fin des années soixante, du tout premier Jazz-Club de Grenoble, rassemblant des passionnés bénévoles. Il géra de même entre autres les premières années des soirées « Jazz au Caveau » à Delle, ou les soirées de Jazz dans divers café belfortains. Il a participé, dans l’Est de la France, à des ensembles très divers, s’est aussi sérieusement intéressé au chant et à la voix, organisant et dirigeant de nombreux groupes vocaux en France et en Suisse après s’être formé auprès des meilleurs représentants au niveau mondial, du jazz vocal. En tant que pianiste, il accompagne régulièrement groupes,  musiciens, interprètes de chansons françaises, de standards de Jazz et de Gospel, d’œuvres de musique de chambre… 

Temple Saint-Étienne
Samedi 14 octobre, 17h, entrée libre, plateau

De la guinguette parisienne aux standards de jazz à l'Heure Musicale

Avec le duo insolite "On s'voyait déjà" : Il était une fois deux musiciens que tout semblait opposer.

Le premier, Jean-Jacques Fimbel, était professeur de guitare classique au Conservatoire de Mulhouse, spécialiste de musiques anciennes, concertiste international et… euphoniomiste.
Le second, Bernard Hertrich, guitariste – chanteur, formé sur le terrain au gré des rencontres, parcourait depuis 30 ans la grande scène du Jazz comme improvisateur et…équilibriste.
Un jour, ils se rencontrèrent autour d’une bonne table, se marrèrent et eurent beaucoup d’enfants, métissés, dispersés de par le monde.

C’est à travers un plaisant voyage qu’ils nous invitent à les retrouver : de la guinguette parisienne (« Sous le ciel de Paris », « Indifférence » au parfum manouche) jusqu’à  l’Argentine (« Palermo », « Libertango », « Café 1930 » de Piazzolla), le Moyen Orient (« The Sheik of Araby »), en passant par les clubs de jazz new-yorkais (rencontres avec Joe Pass, Gerry Mulligan, Herb Ellis, Jimmy Raney) avant de se recueillir dans l’Europe romantique (« Ave Maria » revisité, « Invention »…et hommage à Bach) pour revenir à Paris (« Je m’voyais déjà » d’ Aznavour, façon New-Orleans).
Duo insolite, le « On s’voyait déjà » Duet, c’est un cocktail de sérieux et d’humour, de notes écrites et improvisées, impossible à ranger dans une case, si ce n’est celle de la musique non cloisonnée, vivante et ouverte à un  public large et mélomane. 

Samedi 7 octobre 2017
Heures Musicales
Temple Saint-Étienne
à 17h
entrée libre plateau
 

Ballades irlandaises à l'Heure Musicale avec les Chum's

Une Heure Musicale en compagnie des Chum’s qui célèbrent l’Irlande, ses paysages verdoyants, son vent de liberté et sa musique : tout invite à la fête.

Venus d’horizons multiples, les musiciens qui composent le groupe partagent une passion sans faille pour les mélodies Irlandaises, ces ballades toutes faites de joies et de mélancolie : Christian Hoffstetter (flûte, tin whistle), Serge Macri (guitare, chant), Thierry Meneghello (Bodhran, world percussions) et Joseph Schneider (violon, ulliean pipe).

Privilégiant la spontanéité, l’improvisation et la relation avec le public, les Chum’s convoquent le monde entier par les couleurs rythmiques, en voyageant au gré des vents depuis leur port d’attache musical …le Sundgau !!!

Heures Musicales
Temple Saint-Étienne de Mulhouse
à 17h
entrée libre plateau

Samedi 30 septembre 2017

Notre palmarès de film pour la saison 2016-2017

Le groupe Pro-Fil de Mulhouse s'est réuni chaque mois durant la saison 2016- 2017 et en juin a fait le bilan rétrospectif des films qui lui ont paru être les plus inspirants de l'année écoulée.

Dans la catégorie "meilleur film"
1. Manchester by the Sea de Kenneth Lonergan
2. The lost city of Z de James Gray
3. Juste la fin du monde de Xavier Dolan et Moi, Daniel Blake de Ken Loach
5. Loving de Jeff Nicholls

Dans la catégorie "meilleur personnages" (à ne pas confondre avec meilleur acteur ou actrice)
1. Lee Chandler dans Manchester by the Sea de Kenneth Lonergan
2. Daniel Blake dans Moi, Daniel Blake de Ken Loach
3. Nina Fawcett dans The lost city of Z de James Gray
4. Mildred Loving dans Loving de Jeff Nicholls
5. Percival Fawcett dans The lost city of Z de James Gray

 Dans la catégorie "films qui parlent le mieux de rédemption"
1. Manchester by the Sea de Kenneth Lonergan
2. The lost city of Z de James Gray
3. Une Vie de Stéphane Brizé
4. Après la tempête de Hirokazu Kore-Eda
5. Moi, Daniel Blake de Ken Loach

Au courant de la saison 2016-2017, nous avons débattu au sujet de
- Après la tempête de Hirokazu Kore-Eda en mai 2017
- The lost city of Z de James Gray en avril 2017
- Loving de Jeff Nicholls en mars 2017
- La communauté de Thomas Vinterberg en février 2017
- Manchester by the Sea de Kenneth Lonergan en janvier 2017
- Une Vie de Stéphane Brizé en décembre 2016
- Moi, Daniel Blake de Ken Loach, en novembre 2016
- Juste la fin du monde de Xavier Dolan en octobre 2016
- Adieu l'Europe, Maria Schrader en septembre 2016 

120 battements par minutes ou "je veux vivre pour les autres"

Un film de Robin Campillo
À partir de quel moment, une vie ne vaut-elle plus la peine d'être vécue en raison des souffrances infligées par une maladie ?

À cette question ancestrale, le film de Robin Campillo apporte une réponse magistrale: lorsque l'on ne peut plus se battre pour les autres, il est temps de quitter la place et de se cacher pour mourir. Il faut alors pouvoir compter sur l'abnégation de quelqu'un qui nous aime suffisamment pour nous aider à mourir en restant maître à chaque instant de son choix.

Tous les héros de "120 battements par minutes" sont condamnés, tous sauf Nathan, le nouveau venu dans la bande d'Act Up-Paris qui va rapidement succomber au charme venimeux de Sean, l'activiste enragé, plutôt qu'aux avances de Thibault, le leader mesuré et responsable. Dopés par l'énergie du désespoir, parce qu'ils savent tous qu'ils vont mourir, il se battent néanmoins pour protéger, sensibiliser et sauver tous ceux qu'ils peuvent. Ils ne se font aucune illusion, malgré l'urgence de leurs propres situations, ils savent bien que la recherche médicale est normalement lente et que d'éventuels traitements efficaces arriveront trop tard pour eux. Les atermoiements politiques et la mauvaise foi des grands laboratoires n'en sont alors que plus scandaleux à leurs yeux. Ils ne réclament pour eux-mêmes qu'un soulagement de leurs souffrances, souvent plus causées d'ailleurs par les traitements que par la maladie. Par contre, ils réclament de véritables politiques de prévention à destination de tous les groupes sociaux, qu'ils soient estampillés "à risque" ou non.

C'est d'ailleurs là une autre des principales leçon de ce film. Les séropositifs et les malades du Sida ont refusé d'être dans l'ignorance de la maladie, ils ne se sont pas résignés à n'être que des malades objets des soins apportés par un corps médical au mieux bienveillant mais le plus souvent ignorant des réalités supportées par les malades. Pour la première fois, des collectifs de malades se forment, s'informent et agissent pour participer à l'élaboration des traitements qui les concernent. Aujourd'hui tous les corps médicaux s'accordent pour demander que le malade "soit acteur de son traitement" mais ils oublient que c'est à de tels activiste et à leur "violence inacceptable" que nous devons ce véritable changement de perspective dans l'approche médicale.

Sean va mourir, il le sait, l'accepte et comme d'autres, il pourrait passer le peu de temps qui lui reste à danser et baiser comme le faisait Jean (Jean/Sean ?) dans les Nuits fauves de Cyril Collard (1992), un film réalisé alors que le Sida ravageait. Mais non, au mépris de sa souffrance, il consacre son temps à la lutte et entame une relation exclusive avec Nathan, lequel ne faiblira pas au moment ultime de la libération de son amant. Manière aussi pour Nathan de racheter sa lâcheté envers un précédent amoureux.

"120 battements par minutes" est un film de survivants, de ceux pour qui les traitements sont devenus supportables et ont fait reculer cette fameuse limite à partir de laquelle la souffrance fait que la vie ne vaut plus la peine. Et ce n'est pas le moindre de ses mérites de rappeler qu'aujourd'hui encore, on meurt du Sida en France, que des enfants sont encore aujourd'hui contaminés et que la lutte pour soulager les malades et prévenir les nouvelles contaminations doit continuer.

Un film manifeste avec un vrai discours et donc un film nécessaire.

Roland Kauffmann pour le groupe Pro-Fil de Mulhouse